Petit éloge du vélo en ville

Alors que dans la plupart des grandes villes en France, le vélo s’impose comme le mode de transport à privilégier pour mieux vivre la ville, son succès ne se dément pas: malgré l’automne, les aménagements prévus par les pouvoirs publics continuent de battre des records de fréquentation, notamment à Paris. Pourquoi sommes-nous de plus en plus nombreux à choisir le vélo? Chez Saikle, on pense que c’est une nouvelle philosophie de la vie en ville qu’on choisit.

Mieux vivre la ville


On le sait, la pratique vélo permet de désengorger les villes. Il permet aussi à ses habitants de mieux respirer. Si l’argument écologique pousse de plus en plus d’urbains à l'usage du vélo, il y a des arguments dont on parle peu : ceux du plaisir que le deux roues procure. Et pour beaucoup, c’est une véritable redécouverte.


Evidemment, le vélo, ça facilite d’abord la vie : sur les courts et moyens trajets, on va plus vite, on est plus agile et on se glisse dans la circulation ou on file sur les (maintenant) nombreuses pistes cyclables pour aller chercher le petit en vélo cargo, se rendre à son prochain rendez-vous professionnel ou sortir faire une course, en évitant les transports bondés et les correspondances.


Parce qu’il désengorge, le vélo est même érigé en « geste barrière » contre le Covid-19, ce qui en fait une véritable « safety zone » contre le virus en ville.


La rue de Rivoli à Paris, qui a vu passer 9995 cyclistes la journée du 9 octobre 2020 (Mairie de Paris)


Efficacité, sécurité et… liberté.


Mais faire du vélo, c’est aussi et surtout un puissant sentiment de liberté retrouvé. Par définition, le cycliste est seul aux commandes. En mode vélotaf, il choisit son itinéraire préféré : celui qui l’emmènera là où il doit aller avec un maximum d’efficacité, et un minimum de contraintes. Mais il pourra aussi, en partant le matin ou en rentrant le soir, choisir de dévier sa trajectoire sur un coup de tête : tiens, et si je passais par cette petite rue où je n’étais jamais allé ? Et si je m’arrêtais devant la façade de l’Opéra Garnier, majestueuse ? On oublie alors, pour quelques minutes, l’injonction d’efficacité et les petits calculs du temps qu’il faut sans cesse gagner : on redécouvre la ville, sa ville, comme jamais auparavant. Parfois, c’est en se perdant que l’on se retrouve, à l’écart des itinéraires prévus par nos apps et du labyrinthe des transports en commun, sous terre ou en bus.


Ces petites épiphanies qui reconnectent à notre environnement direct, on pourra aussi en vivre les week-ends. Combien de lieux magiques à 10, 20, 30 km de nos villes (ou plus pour les plus courageux) peut-on (re)découvrir en enfourchant notre vélo un dimanche en fin de matinée, quand le soleil lance un de ses rares rayons en automne? Ce sont des dizaines de micro-aventure, là, à portée de coup de pédale, qui changent d’un coup notre rapport à la ville et à ses environs. Se déplacer à vélo abolit les distances et nous pousse à vivre de nouveaux moments de respiration et de plaisir, en famille ou avec les ami-es.




La forêt de Meudon, à une vingtaine de kilomètres de Paris, pour oublier le béton et la circulation, le temps d’un dimanche


Accompagner la transition du vélo


Disons-le: tout n’est pas rose. L’engouement est récent, et de nombreux sujets restent à régler dans ce moment de transition pour la mobilité en ville : voitures, vélos et piétons doivent encore apprendre à partager la route, le vol reste un problème majeur dans les grands centres urbains et malgré les récents aménagements, certaines pistes cyclables se trouvent engorgées à leur tour. Il reste beaucoup à faire, plein d'itinéraires et d'infrastructures cyclables restent à créer, et Saikle s’engage à soutenir les initiatives publiques, citoyennes ou privées qui permettront de toujours mieux vivre la ville grâce au vélo. En attendant, on enfourche son bike et ride on!

🔧️ Publié le 20 mars 2021

3 vélos parfaits pour l'aventure urbaine :