De Paris à Meaux à vélo, par le canal de l’Ourcq

De Paris à Meaux à vélo, une balade à la journée au départ de la capitale qui dépayse. Une micro-aventure de 53 (ou 106) km le long du canal de l’Ourcq avec une carotte pour récompense, un bon morceau de fromage à l’arrivée.

Avant le départ, d’autant plus lorsque sa monture est remisée à la cave depuis un certain temps, on pense à vérifier l’état des freins et des pneus. Nous recommandons de préparer l’itinéraire de l’échappée, surtout pour une première découverte, si on ne souhaite pas terminer à Bréau, plutôt qu’à Meaux (c’est d’ailleurs pour ça qu’on vous a concocté une petite carte). Tout le monde n’est pas Julian Alaphilippe, alors on choisit de préférence une destination à son niveau dont on évalue le profil au préalable (distance – dénivelé – temps – surface). Jeter un œil à la météo semble également opportun pour ne pas arriver détrempé, et donc adapter sa tenue aux conditions climatiques.


Cartographie du parcours Paris - Meaux à l'échelle


En route pour une balade à vélo


La checklist faite, on débute la virée en longeant le canal Saint-Martin sur le quai de Jemmapes, dans le 10 ème arrondissement. Le centre vibrant de Paris nous invite dans ses librairies, cafés et restaurants connectés de la capitale. C’est peut-être là, avant d’enchaîner les kilomètres, qu’on s’arrêtera pour se donner du baume au cœur avec les copains en commandant une bière fraîche. Ceci dit, 53 km à pédaler sur du plat ce n’est pas non plus le col de l’Izoard ou du Tourmalet. Mais selon son niveau, à chacun son Tour de France.


Fièrement installés sur nos destriers, nous longeons le canal dans le 10ème , puis le 19ème arrondissement avant d’atteindre le parc de la Villette. On poursuit par la traversée de Pantin et de ses anciens moulins, aujourd’hui occupés par une banque. De nombreux ponts se succèdent et surplombent nos têtes, tantôt routiers, tantôt piétons, qui font la jonction entre les deux rives. Sur la rive adjacente du parc départemental de la Bergère, on observe des grapheurs et les réalisations fraîchement peintes sur le vaste mur d’une friche.


Après les quelques kilomètres qui viennent de se succéder, le paysage change et se fait plus verdoyant à partir de Bondy. Du pavillonnaire vient remplacer le tissu urbain plus dense de la proche banlieue parisienne. Depuis le début, nous avons croisé badauds, pêcheurs, sportifs, et bien évidemment cyclistes. Une ville dans la ville où les gens, à l’instar de ce que nous faisons, viennent se ressourcer et déconnecter le temps d’une journée.


L’entrée du parc forestier de la Poudrerie


La traversée à vélo de la coulée verte version parc forestier


Nous arrivons dans les parages de la gare RER de Sevran-Livry qui, si elle n’a rien de remarquable, marque néanmoins l’entrée dans le parc forestier de la Poudrerie. Une véritable coulée verte qui offre un grand bol d’air frais ! Canards et cygnes vivent ici paisiblement leur vie. Les arbres défilent, on passe Claye-Souilly, Fresnes-sur-Marne, puis Charmentray, la Marne n’est plus très loin du canal.


Encore quelques virages, quelques coups de pédale, et au loin se dessine la silhouette de notre destination. Tant mieux, on commençait gentiment à sentir la faim nous emparer. On sort du chemin pour se diriger vers le centre-ville afin d’y trouver une fromagerie, et son fameux brie. Quelques crocs plus tard, direction la gare de Meaux pour prendre la ligne P du transilien et rebrousser chemin jusqu’à Paris. Peut-être qu’on ne vous l’avait pas dit, mais les 53 km du parcours se font à l’aller seulement. Pour les plus courageux qui ne veulent en aucun cas mettre pied à terre, ce sont 106 km environ qu’il faudra avaler pour que la boucle soit bouclée.




Les rues de Meaux avec sa Cathédrale Saint-Étienne

🔧️ Publié le 20 mars 2021

Un Paris-Meaux sans souci avec :