5 conseils pour continuer de rouler à vélo sous la pluie et dans le froid

L’automne est là et déjà l’hiver arrive. Contrairement à d’autres pays où la culture du vélo urbain est plus ancienne, nous avons encore tendance à remiser notre vélo à la cave quand la météo se dégrade en France. Dommage : qui a envie de retourner dans l’enfer des transports en commun ? Ou pire, de retourner vers son véhicule motorisé, polluant et facteur de stress ?

Pour ne plus se priver de la sensation de liberté et du bien-être que nous procure le vélo au quotidien, et ça même quand la météo se dégrade : suivez le guide !


1.    Adaptez votre conduite à vélo : roulez plus lentement et vérifiez la pression de vos pneus


Par mauvais temps ou lorsque le sol peut geler, il est essentiel d’adapter sa conduite pour optimiser sa sécurité. Roulez plus lentement, prenez le temps d’apprivoiser la nouvelle adhérence de votre vélo au sol. Et pour garder la meilleure adhérence possible, vérifiez plus régulièrement la pression de vos pneus, qui doit respecter les recommandations du constructeur affichées sur le pneu lui-même, et être diminuée d’1 bar par rapport à votre pression habituelle. Un pneu légèrement moins gonflé (à l’intérieur des recommandations constructeur) facilitera une meilleure adhérence sur surfaces humides. Pour une utilisation quotidienne du vélo, nous vous recommandons une vérification tous les 20 jours, un stop rapide chez votre vélociste de quartier reste la meilleure option si vous n’êtes pas sur-e de vous. Évidemment, tout pneu « sec » et craquelé doit être changé au plus vite pour aborder les saisons froides et/ou pluvieuses. À vélo, la sécurité avant tout !


2.    Vérifiez vos freins et adaptez votre freinage


Avant de sortir votre vélo lorsqu’il pleut ou sur surfaces légèrement gelées, vérifiez l’état de vos freins. Ils doivent être réactifs. Lorsque la route est humide, le freinage d’un vélo ne se comporte pas de la même manière que lorsqu’elle est sèche : en cas de pluie notamment, les distances de freinage sont plus longues. Les distances de freinages seront réduites avec des freins plus réactifs. L’augmentation des distances s’explique par l’adhérence réduite des patins de freins ce qui entraînerait un freinage moins efficace.

Des freins puissants oui, mais évitez de freiner trop brusquement, restez souple dans votre freinage pour éviter l’aqua-planning !


3.    Contre le froid à vélo : couvrez en priorité les extrémités du corps !


Vos mains, vos pieds et votre tête sont les trois zones à protéger en priorité du froid, c’est ici que les températures basses se feront le plus ressentir !


Pour votre tête, un bonnet fin et léger à placer sous le casque fera très bien l’affaire. Ne pas prendre un bonnet trop épais pour vous assurer que le port du casque restera confortable. Autre indispensable de la tenue saisons froides : le tour de cou qui vous permettra de couvrir votre visage du froid et de ne pas avoir l’impression d’inspirer un air trop froid.


Pour les mains, le mieux reste de vous trouver une paire de gants d’hiver conçue pour les protéger des températures froides. Les mains sont particulièrement fragiles et exposées lors de vos trajets quotidiens à température basse.


Pour les pieds, en plus d’une paire de chaussettes d’hiver, optez pour des chaussures hermétiques et montantes, qui laisseront moins passer le froid et garderont vos pieds au sec : rien de pire que des chaussettes humides ou mouillées, qui décupleraient la sensation de froid.


4.    Ne vous sur-couvrez pas, préférez des vêtements « respirants »


Vous connaissez peut-être l’adage : si vous avez chaud lorsque vous enfourchez votre vélo, c’est que vous êtes trop couvert, ou que vos vêtements sont trop hermétiques. Vous devez ressentir une température idéale lorsque vous montez sur votre vélo, ni trop chaude, ni trop froide. En pédalant sur des distances typiques d’une pratique vélotaf (entre 5 et 15KM), votre corps fournira malgré tout un effort : l’idée n’est pas non plus de transpirer, ce qui vous exposerait à des changements de température trop importants lorsque vous retirerez vos vêtements d’extérieur.


5.    Contre la pluie à vélo, les sur-vêtements imperméables sont vos meilleurs amis


Il existe plusieurs sur-vêtements qui s’enfilent quand vous descendez votre cage d’escaliers et s’enlèvent facilement juste avant d’entrer au bureau ou chez vos amis. De plus en plus esthétiques, ils sont très efficaces pour empêcher la pluie de tremper vos vêtements et sous-vêtements, qui pourront rester adaptées à vos autres activités quotidiennes. Si vous voulez optimiser votre sécurité, sachez que plusieurs marques proposent des modèles arborant des bandes réfléchissantes afin d’être vu-e le soir ou lorsque la luminosité baisse fortement en journée à cause du mauvais temps.


Capes ou ponchos vélo anti-pluie


Les ponchos de pluie sont très amples pour couvrir l’intégralité du haut du corps et une partie de vos jambes. Vous disposerez de bandes élastiques à l’intérieur vous permettant de le maintenir sur le guidon, pour protéger au mieux vos genoux et vos mains, sans gêner votre conduite. Nous vous recommandons un poncho ou cape équipé-e d’une ceinture ventrale pour ajuster le sur-vêtement à votre corps et ainsi éviter que le vent ne perturbe vos mouvements et votre visibilité.


Vestes anti-pluie


Parce que le poncho ou la cape imperméable ne convient pas à tout le monde, des vestes anti-pluies existent. Assurez-vous qu’elles sont parfaitement imperméables et respirantes, plus vos vêtements sont ajustés au corps, plus ils sont susceptibles d’augmenter votre transpiration s’ils ne sont pas prévus pour laisser respirer votre peau déjà protégées par plusieurs couches de vêtements.


Pantalons vélo anti-pluie


Les pantalons de pluie sont eux aussi plus larges qu’un pantalon classique pour que vous puissiez l’enfiler par-dessus celui-ci. Vos jambes et vos pieds seront à l’abri du mauvais temps. Comme les vêtements du haut du corps, le pantalon de pluie sera de préférence respirant, confortable, étanche et imperméable. Sur certains modèles vous retrouverez des petits plus qui pourront vous être utiles : poches zippées avec accès aux poches de votre pantalon classique, doublure maillée, bandes réfléchissantes pour être vu-e des autres usagers de la route lorsque la luminosité est basse, poche qui peut jouer le rôle de sac pour le transporter facilement… à vous de trouver le modèle qui vous conviendra le mieux.


Vous voilà équipé-e pour les saisons plus froides et prêt-e à profiter de votre vélo sans craindre la météo. Continuer à rouler à vélo en automne ou en hiver c’est encore un acte militant qui nécessite un petit peu de volonté au début certes, mais vous serez un exemple : celui d’une mobilité vertueuse et écologique toute l’année, pas seulement lorsqu’il fait beau. Plus nous serons nombreux à rouler à vélo par tout temps, plus nous serons de preuves vivantes que c’est parfaitement possible et même que ça peut rester un plaisir : tout est question d’équipement et de quelques bonnes pratiques à avoir en tête !

🔧️ Publié le 26 octobre 2021

Nos vélos ne craignent pas la pluie, eux !